Fertiltech company

La jeune entreprise Fertiltech haute de ses deux ans d’âge a déjà l’ambition de devenir un grand cru incontournable dans le domaine de l’innovation agricole « aquaponique », proposant son savoir-faire aux populations défavorisées elle attise déjà l’intérêt des ONG.       photoarticleimageimageOriginaire d’Antibes, Straton ALEXANDRE ce jeune chef d’entreprise marginal et passionné de nature créa sa première ferme biologique citadine en 1977 sur le toit de son immeuble. Cet adepte de cinéma d’auteur aime à dire « Partout où j’ai été, j’ai toujours eu mon pot de basilic avec moi comme Léon avec son pot de fleurs ». Derrière son chapeau et ses verres fumés, ce « Jean Réno » en herbe entretenu toute sa vie ce désir de création d’arche autonome en marge de la société.   Installé depuis plus de 25 ans en Thaïlande, son véritable coup de foudre fut pour la ville de Mae Sot en province de Tak dans le nord-ouest du royaume. Ce paysage montagneux et sauvage en bordure du fleuve Moei, fait face au Myanmar sur la rive opposée. Une région pourvue d’une nature danse, parfois virginale dont le climat peut rappeler celui de certaines de nos régions du Sud de la France en été. Un patchwork culturel entre traditions thaïlandaise et birmanes où se mêlent de nombreuses ethnies thaïs, chinoises, birmanes, essentiellement des Karen et Hmong. Le bouddhisme, l’islam, le catholicisme et des réminiscences chamanes et animistes semblent y cohabiter en toute quiétude. Beaucoup d’étrangers viennent à Mae sot pour travailler bénévolement dans les ONG environnantes qui s’occupent notamment des camps de réfugiés birmans. serres C’est d’ailleurs lors de ces pérégrinations familiales hors des sentiers battus que Straton fit la connaissance du chef du village Hmong Bou Nan devenus alors très liés au fil du temps. “Il m’initia à la culture chamanique de sa tribu et partageais l’amour qu’ils portaient pour la nature. Ils m’ont appris à découvrir la jungle, tirer à l’arbalète pour chasser. Sensibilisé très vite à leur besoins, je voulais vraiment les aider comme eux m’avaient aidé dans cet apprentissage de vie au sein de ce nouvel univers aussi familier qu’ésotérique”   Mais ce ne fut à sa retraite il y a de cela 4 ans que cet amoureux de la Thaïlande décida de changer complètement d’horizon professionnel en se consacrant à la création de sa première ferme biologique. Laissant alors ses ateliers de lapidaire, Straton ALEXANDRE décida après une période d’étude et une série d’expérimentations, entre autre avec les instituts de Chiang Mai et de Tak où il achetait ses elevins, de construire ses premières serres hydroponiques sur le toit de son restaurant « Mickey Angelo » en plein coeur de Mae Sot. S’en suit la mise en oeuvre d’un espace dédié en dehors de la ville plus approprié à l’expansion de sa première aqua-ferme « les Deux Coqs ». Ayant des résultats plus que satisfaisants, la création de son entreprise « Fertiltech » vit alors le jour 2 ans plus tard avec l’aide de son associé et ami François ROZET qui prit la direction de cette initiative. « Nous avons voulu créer un concept innovant pour aider à la construction de fermes biologiques durables et les proposer ensuite aux villages en voie de développement dans la région de Mae Sot et au-delà.   image Fertiltech peut générer une nouvelle source de revenus par la conception de structures autonomes utilisant moins d’eau et de ressources que l’agriculture traditionnelle par des méthodes aquaponiques. »   L’aquaponie est un système où les plantes et les poissons sont cultivés et élevés en symbiose. Les déchets produits par les poissons fournissent  la nourriture aux plantes cultivées, les plantes filtrent l’eau qui remonte ainsi aux poissons parfaitement purifiée. Une méthode naturelle respectueuse de l’environnement sans rejet d’eau ou de filtrat, ni ajout d’engrais qui prend en compte le meilleur de « l’aquaculture », mais aussi de « l’hydroponie » étant une technique de culture hors-sol qui utilise des solutions nutritives renouvelées et un substrat inerte.   L’installation de l’aqua-ferme nécessite une surface minimum de 500 m2, elle se monte et se démonte  très rapidement grâce à sa structure légère dont les différents éléments ont été néanmoins conçus dans les meilleurs matériaux pour assurer un fonctionnement durable. Seulement deux pompes à fonctionnement électrique, solaire ou éolien suffisent à fournir la totalité des besoins en distribution d’eau de la ferme, ce qui l’a rend parfaitement autonome en cas d’installation en site isolé. L’aqua-ferme fonctionne en circuit fermé, et ne demande donc qu’une très faible consommation d’eau.   serre6Cette ferme aquaponique comprend des Bassins pour environ 450 poissons (Tilapias) préservés de la lumière directe par une ombrière, des Bacs à plantes pour la production de salades (Batavia) et bacs de décantation qui peuvent également fournir petits poissons d’aquarium et fleurs d’ornement. Il est important de garder un équilibre entre la population des poissons et la nourriture apportée aux végétaux. Des serres garantissent une totale protection des plantes et légumes bios contre les attaques d’insectes ou de champignons. Le lombris-composteur assure la multiplication des vers de terre afin de nourrir les poissons pour une production générée jusqu’à 3 tonnes de poissons Tilapia (6000 pièces de 500 g) et 40 000 salades par an, principalement adaptée au climat de l’hémisphère sud.   Les premiers à bénéficier de l’installation de cette nouvelle ferme bio autonome seront les habitants du village Hmong en bordure birmane. Bassins et serres seront installés ces prochains mois avec le soutient nouvellement acquis d’une ONG Suisse “Eco Ethik Ressources” supportant l’initiative de Fertiltech et s’inspirant de ce système innovateur pour leurs futures implantations en territoires thaïlandais, Birman et Vietnamien. Une association dont les buts sont de créer de la ressource alimentaire pour les populations défavorisées habitant parfois dans des zones incultivables, favorisant une production 100% écologique et complètement autonome à circuit fermé. serre7       Straton ALEXANDRE aimerait à long terme et grâce à cette nouvelle collaboration, pouvoir créer des emplois par cette économie innovante résultant de la vente de ces cultures et former ces populations à différents types de productions agricoles alternatives.   « Mon rêve est de pouvoir rendre aux Hmong, à cette famille qui m’a adopté et fait grandir tout ce qu’ils m’ont appris sur la beauté de leurs valeurs et de leurs combats. Je suis devenu grâce à eux bien plus qu’un homme, un être vivant en harmonie avec la nature qui fut mon plus beau cadeau et mon plus précieux héritage. »


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